Mardi 4 novembre 2008

Au sommaire de "Qu'est-ce qu'on en pense ?", sur RCF, deux sujets un peu plus légers, histoire de faire digérer la crise... A écouter dimanche, à l'heure de la messe.

La position ébranlée de Dominique Strauss-Kahn
Dominique Strauss-Kahn, directeur du Fonds monétaire international commence sans doute à juger que, franchement, y'a de l'abus. Car le directeur du Fonds monétaire international a couché, pas avec son épouse, et ses collègues, (enfin il n'a pas non plus couché avec ses collègues !) qui sont là pour analyser le fond de l'affaire, se sont demandé, eux, si la jeune collaboratrice hongroise qui a bénéficié des faveurs charnelles et directoriales, a touché. Touché quoi ? Touché, eh eh..., touché des faveurs, naturellement. Dominique Strauss-Kahn s'était-il laissé commandé par la coupable libido jusqu'à en oublier les règles élémentaires de la déontologie ? Bref, avait-il doublement abusé ? On le savait une bête de l'économie et de la finance, mais à ce point... C'est le Wall Street Journal qui a couché... sur le papier l'affaire, déjà connue des milieux autorisés, et même du conseil d'administration du FMI qui l'avait classée sans suite, et même d'Anne Sainclair, dont le nom était sûrement de nature à calmer les ardeurs du chaud social-démocrate. Mais pas assez. Elle et son époux ont immédiatement produit une contrition à l'américaine, pensée quand même par la grande agence Euro-RSCG, et consolidée par les aveux glamour de l'ancienne journaliste vedette de TF1 qui affirme aimer comme au premier jour, et par des photos touchantes dans Paris-Match. C'est finalement les avocats dépêchés par l'institution qui ont lavé Dominique Strauss-Kahn de toute accusation de favoritisme. Le monde ploie sous la crise, le monde a besoin du Fonds monétaire international, et le Fonds s'ébranle. Boira-t-il la coupe jusqu'au à la lite ?    

Une poupée vaudou qui vaut de l'or
Une maison d'édition, en manque de clients dit-on, a inventé ces derniers jours une poupée vaudou qui vaut de l'or. Le Président de la République n'est pas un doux. Or c'est pourtant lui, et sa consœur Ségolène Royal, que représentent les deux poupées livrées à la vente et auxquelles les deux responsables politiques, enfin l'un plus que l'une, ont fait une publicité assassine. Nicolas Sarkozy entend faire un sort à cette effigie qu'il juge déshonorante et attentatoire à son image. De son côté, après avoir hésité, l'avocat de Ségolène Royal a indiqué que la grande dame du Parti socialiste, si elle regardait l'objet comme peu respectueux de la dignité humaine, n'entendait pas ajouter de la notoriété au mauvais goût. Les clients, eux, sont semble-t-il ensorcelés par le jouet. Le Président de la République a demandé à la justice de bien vouloir interdire la figurine des rayons, à la lumière d'une jurisprudence ancienne. Georges Pompidou avait ainsi obtenu le retrait d'une publicité le représentant vantant une marque de moteurs pour bateaux, et Valéry Giscard-d'Estaing celui d'un jeu de cartes. Des hommes à la mémoire longue ont immédiatement rappelé l'attitude du Chef de l'Etat au moment du procès des caricatures de Mahomet. M. Sarkozy avait reconnu à l'époque « préférer l'excès de caricature à l'absence de caricature ». Quelle aiguille a donc depuis piqué le locataire de l'Elysée ?



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Lundi 27 octobre 2008

Lundi 27 octobre 2008, j'accueille Fabien Chevalier, président du mouvement Sauvons l'Europe en Ile-de-France et le scénariste de bande dessinée Tarek dans mon émission "Qu'est-ce qu'on en pense ?" sur l'antenne de RCF (18h25-19h00). Comme d'habitude, nous commenterons ensemble deux sujets :


La Marseillaise sifflée dans les stades

Ils viennent jusque dans nos stades égorger nos hymnes et on en fait une montagne. Mais qui ça ils ? De mauvais Français, ou carrément des pas Français qui entourent et menacent Paris, et son beau stade de France, le décidément mal-nommé. Alors qu'en Province, il n'y a que de bons provinciaux et patriotes, c'est ce qui qui compte justement en l'espèce. Cette conclusion inconsidérée fut, peu ou prou, celle du ministre des sports, M. Laporte, au terme d'une rencontre footeuse entre la France et la Tunisie qui fut tout sauf amicale. L'hymne national, notre chant de guerre pour les armées du Rhin, interprété par la chanteuse Lââm pour l'occasion, fut abondamment sifflé, et ce genre d'attitude est en train de devenir un jeu dans le jeu. L'enquête immédiatement diligentée déterminera qui de la chanteuse ou de la Marseillaise fut l'objet des sarcasmes tribunitiens. Les propos ministériels ont déclenché à leur tour beaucoup d'émotion, le parti socialiste n'y a pas vu un coup franc et a réclamé, tout en condamnant les sifflets, que ce ministre aux marges de la xénophobie prenne la porte. Il fallait que Nicolas Sarkozy, le grand arbitre de la France, entrât dans la mêlée ou plutôt donnât à son tour un coup de pied dans la balle en convoquant au château les responsables du football. Le Président de la République, qui n'est pas homme que l'on endort par des chansons, a annoncé une mesure très coercitive : la confiscation du ballon. L'Elysée marque ainsi un but ou se met définitivement hors jeu ?


Travailler le dimanche

Les campagnes électorales promettent souvent pour le jour des Seigneur des patates au beurre. Hélas, les patates ne tombent pas du ciel, le Seigneur ne pourvoit quand même pas à tout. C'est à la créature de travailler à la sueur de son front pour couronner l'œuvre du Créateur. Et, puisque nul ne voit dans le monde tel qu'il est que cela est bon, peut-être ne faut-il plus se reposer le septième jour ? La majorité présidentielle appelle à généraliser, mais non normaliser, le travail le dimanche. Ainsi la besogne dominicale serait-elle proposée à tous les salariés, mais non imposée, du moins à en croire la prose gouvernementale. Une prime dominicale devrait être accordée par les entreprises et les commerçants qui ouvrent boutique le dimanche. La droite se réjouit de cette manifestation tant attendue du travailler plus pour gagner plus et met en avant des analyses boutiquières ravies : le chiffre d'affaires est toujours très fort le dimanche, plus fort que n'importe quel autre jour. La gauche dénonce ce projet de déréglementation et doute de ses effets bénéfiques sur la consommation. Quant à moi, je m'interroge. Si en effet nous travaillons tous le dimanche, qui donc ira dans les boutiques ce jour-là faire s'envoler la caisse enregistreuse ? C'est l'effet Bison Futé bien connu. Baisons futé plutôt, pourrait dire un syndicaliste désenchanté car dans dans cette affaire tout le monde va se faire couillonner.

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Samedi 25 octobre 2008

Un jeune homme a voulu poser un lapin à la police de Fougères. Décidément, les villes bretonnes continuent dans l'audace délinquante. La Bretagne a peur !

Tout commence mercredi après midi. Des policiers voient un cyclomotoriste griller un feu rouge sous leur nez. Ils le prennent aussitôt en chasse, mais le pilote du deux-roues ne veut rien savoir. Il grille un deuxième feu et parvient à échapper à la police. Il sera finalement retrouvé peu de temps après. Pourquoi a-t-il pris la fuite? "J'étais pressé, j'avais un lapin congelé dans mon sac à dos", a expliqué le cyclomotoriste aux policiers, abasourdis. Ce qui était effectivement le cas. Un proche du contrevenant s'est d'ailleurs présenté au commissariat pour récupérer l'animal.

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Dimanche 19 octobre 2008

Est-ce donc que la rigueur journalistique aurait perdu toute contenance ces jours derniers ou est-ce tout simplement que la théorie du complot oriente toute notre vie médiatique ? Pour une fois qu'un journaliste doute...
Chacun a entendu parler de cette épique aventure qui a poussé une Clio automatique au milieu du commissariat de Saint-Brieuc :

Episode amusant, sans victime fort heureusement, mais qui requiert naturellement quelques explications. Au volant, il y avait deux femmes, la chauffarde âgée de 69 ans et sa maman auprès d'elle, 89 ans.

Sur le Post, le webjournal tenu par la rédaction du Monde mais qui s'autorise quelques allées et venues dans l'un peu plus trash, le journaliste interroge, ou fait semblant d'interroger gravement le commissaire dont le domicile a été violé par les deux mamies motorisées. Et puisqu'on ne sait jamais, que le doute et la vérification sont les deux mamelles de la déontologie journalistique et cartésienne, il fallait que la question fût posée : "S'agit-il d'un accident ou d'un acte volontaire ?"

C'est drôle mais moi deux dames sans doute permanentées, 69 et 89 ans au... compteur, qui balanceraient une Clio sur la vitrine des keufs d'une tranquille bourgade des Côtes d'Armor, je finirais presque par le souhaiter. Hélas, nous vivons dans un monde que les plus de vingt ans ne peuvent plus défoncer...


PS : la preuve !

20:08 - dimanche 19 octobre 2008

Saint-Brieuc : en prison pour avoir tabassé un agent municipal

Deux Briochins de 18 et 20 ans ont été placés ce soir en détention à la maison d’arrêt de Saint-Brieuc pour dégradations et violences volontaires. Vendredi en fin d’après-midi, accompagnés d’un troisième jeune, ils ont tabassé un agent municipal de la voirie. La victime, qui souffre notamment d’une entorse au pouce, fait l’objet d’une incapacité totale de travail de 21 jours. Les trois jeunes seront jugés mercredi pour dégradations et violences volontaires en réunion.
Plus d'informations demain dans Ouest-France
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Mais que fais-je ?

 

 

 
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