Au sommaire de "Qu'est-ce qu'on en pense ?", sur RCF,
deux sujets un peu plus légers, histoire de faire digérer la crise... A écouter dimanche, à l'heure de la messe.
La
position ébranlée de Dominique Strauss-Kahn
Dominique Strauss-Kahn, directeur du Fonds monétaire international commence sans doute à juger que, franchement, y'a de l'abus. Car le directeur
du Fonds monétaire international a couché, pas avec son épouse, et ses collègues, (enfin il n'a pas non plus couché avec ses collègues !) qui sont là pour analyser le fond de l'affaire, se
sont demandé, eux, si la jeune collaboratrice hongroise qui a bénéficié des faveurs charnelles et directoriales, a touché. Touché quoi ? Touché, eh eh..., touché des faveurs, naturellement.
Dominique Strauss-Kahn s'était-il laissé commandé par la coupable libido jusqu'à en oublier les règles élémentaires de la déontologie ? Bref, avait-il doublement abusé ? On le savait
une bête de l'économie et de la finance, mais à ce point... C'est le Wall Street Journal qui a couché... sur le papier l'affaire, déjà connue des milieux autorisés, et même du conseil
d'administration du FMI qui l'avait classée sans suite, et même d'Anne Sainclair, dont le nom était sûrement de nature à calmer les ardeurs du chaud social-démocrate. Mais pas assez. Elle et son
époux ont immédiatement produit une contrition à l'américaine, pensée quand même par la grande agence Euro-RSCG, et consolidée par les aveux glamour de l'ancienne journaliste vedette de TF1 qui
affirme aimer comme au premier jour, et par des photos touchantes dans Paris-Match. C'est finalement les avocats dépêchés par l'institution qui ont lavé Dominique Strauss-Kahn de toute
accusation de favoritisme. Le monde ploie sous la crise, le monde a besoin du Fonds monétaire international, et le Fonds s'ébranle. Boira-t-il la coupe jusqu'au à la
lite ?
Une poupée vaudou qui vaut de l'or
Une maison d'édition, en manque de clients dit-on, a inventé ces
derniers jours une poupée vaudou qui vaut de l'or. Le Président de la République n'est pas un doux. Or c'est pourtant lui, et sa consœur Ségolène Royal, que représentent les deux poupées livrées
à la vente et auxquelles les deux responsables politiques, enfin l'un plus que l'une, ont fait une publicité assassine. Nicolas Sarkozy entend faire un sort à cette effigie qu'il juge
déshonorante et attentatoire à son image. De son côté, après avoir hésité, l'avocat de Ségolène Royal a indiqué que la grande dame du Parti socialiste, si elle regardait l'objet comme peu
respectueux de la dignité humaine, n'entendait pas ajouter de la notoriété au mauvais goût. Les clients, eux, sont semble-t-il ensorcelés par le jouet. Le Président de la République a demandé à
la justice de bien vouloir interdire la figurine des rayons, à la lumière d'une jurisprudence ancienne. Georges Pompidou avait ainsi obtenu le retrait d'une publicité le représentant vantant une
marque de moteurs pour bateaux, et Valéry Giscard-d'Estaing celui d'un jeu de cartes. Des hommes à la mémoire longue ont immédiatement rappelé l'attitude du Chef de l'Etat au moment du procès des
caricatures de Mahomet. M. Sarkozy avait reconnu à l'époque « préférer l'excès de caricature à l'absence de caricature ». Quelle aiguille a donc depuis piqué le locataire de
l'Elysée ?
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