Jeudi 2 juillet 2009

Le toutfoutlecampisme vient encore de recevoir une illustration. Et pas des moindres. On savait les princes qui nous gouvernent un rien roublards, appâtés parfois par le gain et les euros faciles. Mais de là à imaginer que notre bon monsieur Balladur aurait eu un rapport déréglé aux sous, nous nous l'interdisions encore. Il semblait tellement au-dessus de toutes ces turpitudes, il semblait tant regarder vers le haut, détaché du mauvais monde comme un cardinal dont il portait pourtant les attributs en bas. Mais le déballage a commencé, les révélations s'emballent et le bon monsieur Balladur est désormais un homme aux pieds nus et bientôt, qui sait, aux mains liées par des bracelets métalliques et, surtout, tachées de sang...

« Y avait comme du sang sur tes doigts

Quand l'orange coulait

Oui c'est bien toi qui l'as volée

Avec tes mains crochues

Oui c'est bien toi qui l'as volée

Y a quelqu'un qui t'a vu » (Gilbert Bécaud)

Car les faits sont là, têtus, et la démonstration implacable. Monsieur Balladur est élégant comme ne l'est même plus un Anglais. Or, un Anglais c'est comme un Pakistanais chic, ou c'est l'inverse, un Pakistanais chic ressemble à un Anglais de la même allure. Donc, monsieur Balladur est pakistanais. Et donc, monsieur Balladur est coupable. J'ai beau retourner le problème dans tous les sens, j'en arrive toujours à la même horreur : monsieur Balladur a touché. Touché à quoi ? Touché quoi ? C'est ce qu'il reste à éclairer car, et il n'est pas mauvais de le rappeler, un homme est innocent jusqu'à ce qu'un tribunal le condamne. C'est sans appel.

Par Yohann Abiven - Publié dans : Billets d'humeur à la radio - Communauté : Politique française
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