Je me suis garé là-dessous
l'autre jour...
Je me suis garé là-dessous
l'autre jour...
Extrait de la boutique
solidaire des petits frères des Pauvres :
Coxiwatt le coupe veille TV
Derrière cet appareil ludique (Coxiwatt) se cache un coupe veille électrique qui éteint l'alimentation de la télévision et des périphériques qui lui sont connectés en utilisant simplement la
télécommande du téléviseur. Coxiwatt est composée d'un système électronique qui détecte la mise en veille de l'appareil principal (TV par exemple), elle coupe alors automatiquement l'alimentation
de l'ensemble des appareils qui lui sont rattachés. Ingénieuse, pour remettre en marche votre téléviseur il suffit d'actionner sa télécommande comme en usage normal pour que Coxiwatt reçoive
l'ordre de rétablir le courant vers l'ensemble des appareils. Outre son design ludique, elle vous fera réaliser des économies d'énergies, protègera les appareils des surtensions, prolongera leur
durée de vie et éliminera les champs électro magnétiques émis par les appareils en veille nocifs pour la santé (dans la chambre à coucher par exemple). Coxiwatt est fabriquée en France, ses
conditions de fabrication et de transport veillent à minimiser l'empreinte écologique. Eco-participation 0,10 € incluse.
A partir de l'intitulé ci-dessus, vous vous interrogerez et proposerez un commentaire qui prendra en compte, en particuier, la loi de l'histoire selon
Marx.
C'est sans doute parce qu'une coccinelle est aussi une bébête à bon dieu que je me remémore subitement, à la lecture de cette promotion de la boutique solidaire des petits frères des Pauvres, un passé dans le Finistère des frères des Ploërmel. Car ces honorables religieux furent aussi de vrais génies de l'éducation manuelle et technique, je parle naturellement de cette discipline qui fait que les élèves percent, clouent, attachent, taillent, soudent, plastifient, cartonnent finalement en classe. Je me souviens qu'un jour le frère technicien avait imaginé de faire construire un objet utile qui ne mettrait pas le feu à la maison. Il faut reconnaître que la production de l'année passée, un détecteur de baignoire pleine, avait pu décevoir, voire inquiéter, puisque l'ingénieux système d'attache par ventouse le long de la paroi de la baignoire avait montré quelques faiblesse dès que confronté à la buée du bain, et l'objet finissait à coup sûr au fond du bac qui finissait à son tour par déborder. Des parents avaient fait confiance à l'objet congréganiste, les assurances avaient tout réparé. Du coup, lavés de cette triste expérience, les frères avaient trouvé un autre machin à faire faire. L'objet se présentait cette fois sous la forme d'une longue barre horizontale et servait à accrocher des posters, sans avoir besoin de faire des trous dans les murs. En plus, les élèves ajouteraient un mot à leur vocabulaire : ils allaient fabriquer une cimaise, une cimaise domestique, où pendre Balavoine qui préparait les déçus du Mitterandisme, Bowie qui façonnait les vagabonds de la morale et que les frères, eux, auraient volontiers crucifié, si la place n'avait pas été prise ad majorem dei gloriam. La cimaise catholique allait permettre d'épargner aux murs de multiples attentats aux punaises, toutes celles qui servaient à faire se tenir droit Balavoine ou Bowie. Voici les cloisons parentales vierges de petits trous. Mais pas indemnes de plusieurs percements de forets, car, même produite dans une enceinte sacrée, ce n'était pas le Saint Esprit qui faisait tenir la cimaise en haut du mur. Bref, préférez toujours quatre gros trous avec vis et cheville à quelques minuscules perforations d'épingles parfaitement invisibles, telle était la sentence sainte et morale de cette éducation manuelle et technique.
Manifestement, les frères de Ploërmel ont fait... école ! Car la Coxiwatt fabriquée en France en veillant à minimiser l'empreinte écologique signe l'éternel retour des choses. Comment ne pas songer ici à Marx selon lequel l'histoire ne cessait de repasser les plats ? C'est ma cimaise mise au goût du jour. La Coxiwatt permet, c'est expliqué plus haut, de couper l'alimentation d'un appareil laissé en veille électrique. Fort bien ! Mais comment fait-on fonctionner la Coxiwatt ? Facile, dit l'annonce, on appuie sur le bouton de la télécommande. Sûrement, pense l'acheteur dubitatif et soucieux de minimiser l'empreinte écologique, mais n'empêche que la Coxiwatt, faut bien la brancher pour qu'elle fasse son office. Et donc, quand la télé n'est plus en veille, la Coxiwatt, elle, elle l'est ! Et donc, ça risque de revenir au même, c'est pas précisé, évidemment, dans l'explication du Géotrouvetout qui a pensé à ça parce qu'il a dû faire sa scolarité chez les frères de Ploermel, et s'active aujourd'hui, comme de juste, aux petits frères des Pauvres, passé sans doute aussi par les phalanges du catholicisme de gauche. Marx, toujours Marx...
Parce que sinon, y'a un truc qui coûte rien, ni au porte-monnaie, ni à la planète, c'est de se lever, de faire un pas, et d'appuyer sur le bouton de sa télé...
Même si, histoire de filer 59 euros aux petits frères des Pauvres, une bien belle association, je commanderai bien une
Coxiwatt à leur boutique solidaire, rien que pour l'adresser, pour Noël, au directeur du tout nouvel Ikéa de Rennes. Je suis passé devant l'autre jour à une heure fort tardive. Et bien, tout
reste allumé tout le temps. Pas un lampadaire éteint. Ni l'enseigne naturellement. Boutique qui, par ailleurs, donne des leçons d'écologie... Mais c'est toujours la faute au particulier qui
laisse sa télé en veille. Marx, révisé par Bourdieu : les dominants ont tellement asséné que c'était la faute aux pov'gens, qu'ils ont fini par le croire. Un meurtrier, c'est toi, c'est
moi, c'est vous...
Yohann Abiven
Un jeune homme a voulu poser un lapin à la police de Fougères. Décidément, les villes bretonnes continuent dans l'audace délinquante.
La Bretagne a peur !
Tout commence mercredi après midi. Des policiers voient un cyclomotoriste griller un feu rouge sous leur nez. Ils le prennent aussitôt en chasse, mais le pilote du deux-roues ne veut rien savoir.
Il grille un deuxième feu et parvient à échapper à la police. Il sera finalement retrouvé peu de temps après. Pourquoi a-t-il pris la fuite? "J'étais pressé, j'avais un lapin congelé dans
mon sac à dos", a expliqué le cyclomotoriste aux policiers, abasourdis. Ce qui était effectivement le cas. Un proche du contrevenant s'est d'ailleurs présenté au commissariat pour
récupérer l'animal.
Est-ce donc que la rigueur journalistique aurait perdu toute contenance ces jours derniers ou est-ce tout
simplement que la théorie du complot oriente toute notre vie médiatique ? Pour une fois qu'un journaliste doute...
Chacun a entendu parler de cette épique aventure qui a poussé une Clio automatique au milieu du commissariat de Saint-Brieuc :
Episode amusant, sans victime fort heureusement, mais qui requiert naturellement quelques explications. Au volant, il y avait deux femmes, la chauffarde âgée
de 69 ans et sa maman auprès d'elle, 89 ans.
Sur le Post, le webjournal tenu par la rédaction du Monde mais qui s'autorise
quelques allées et venues dans l'un peu plus trash, le journaliste interroge, ou fait semblant d'interroger gravement le commissaire dont le domicile a été violé par les deux mamies motorisées.
Et puisqu'on ne sait jamais, que le doute et la vérification sont les deux mamelles de la déontologie journalistique et cartésienne, il fallait que la question fût posée : "S'agit-il d'un
accident ou d'un acte volontaire ?"
C'est drôle mais moi deux dames sans doute permanentées, 69 et 89 ans au... compteur, qui balanceraient une Clio sur la vitrine des keufs d'une tranquille bourgade des Côtes d'Armor, je finirais
presque par le souhaiter. Hélas, nous vivons dans un monde que les plus de vingt ans ne peuvent plus défoncer...
PS : la preuve !